Famille maudite...

par Noan  -  19 Septembre 2020, 08:42  -  #Dynasties

Famille maudite...

Né en 1917, John Fitzgerald suit son frère Joe à Harvard en 1936. Son diplôme en poche, il s’engage dans la marine où il s’illustre quand le torpilleur sur lequel il se trouve est éperonné par un navire de guerre japonais en 1943. John Fitzgerald a ramené à la nage et jusqu’à la terre ferme un membre de son équipage blessé. Ce fait d’armes a sans doute encore aggravé ses problèmes de dos mais lui a valu d’être considéré un héros de la Seconde Guerre mondiale. Cet évènement marque le début de la carrière politique que son père avait d’abord envisagée pour Joe. C’est finalement Jack qui l’aura.

En 1953, le sénateur John Fitzgerald Kennedy épouse Jacqueline Bouvier dire « Jackie » alors âgée de 23 ans. Des journalistes ainsi que plus de deux mille personnes se pressent dans la rue pour tenter d’apercevoir les jeunes mariés. Le 8 novembre 1960, Jack réalise l’ambition d’abord envisagée pour son frère. Il bat Richard Nixon de justesse et devient le 35e président des États-Unis. L’élection s’annonçait très serrée. L’un et l’autre pouvaient l’emporter, mais Kennedy incarnait une Amérique jeune, dynamique et confiante dans l’avenir. Ça a très certainement compté pour beaucoup dans sa victoire.

La première année de sa présidence, les États-Unis frôlent la guerre à deux reprises. Une opération secrète visant à renverser fidèle Castro en 1961, échoue sur les plages de la baie des cochons entraînant la mort de plus d’une centaine d’hommes. L’année suivante, les renseignements lui apprennent que l’URSS est en train de construire des sites d’installations de missiles nucléaires à Cuba.

Ignorant ceux qui lui conseillent de lancer une attaque immédiate, Kennedy ordonne un blocus maritime de l’île. En fonction du camp auquel on appartenait, la crise des missiles pouvait être considérée soit comme une preuve de puissance et de détermination extraordinaire, soit comme une intention extrêmement dangereuse de jouer l’avenir de la planète à la roulette russe. On ne sait pas ce que Khrouchtchev ou Castro pensaient réellement de Kennedy mais beaucoup de monde s’accordait à dire que Kennedy était quelqu’un qui ne se laissait pas impressionner facilement.

La présidence de Kennedy prend fin prématurément le 22 novembre 1963. Peu de moments dans l’histoire des États-Unis et même du monde sont aussi mémorables. Des moments dont les gens se souviennent avec précision. Ça a été un tel choc… Toit le monde s’est senti concerné, pas seulement ceux qui l’on vécut directement mais aussi les générations suivantes à cause de la forte empreinte qui l’a laissé. Le président Kennedy laisse derrière lui un message d’espoir et de paix pour les futures générations. Il croyait au pouvoir de la jeunesse sur qui reposait l’avenir du pays. Ses frères ont continué à porter ce message.

Septième des neuf enfants Kennedy, Robert Francis est né le 20 novembre 1925. Robert Kennedy est décrit comme un adolescent un peu touche à tout. Il devait se battre pour se faire entendre et il était très sérieux. Il a dû essuyer les critiques tout au long de sa carrière à cause de son nom. A la suite de sa nomination comme ministre de la justice dans le gouvernement de son frère, le New York Times s’interroge sur son caractère népotique puis en 1965 après son élection au Sénat, certaines critiques prétendent que les électeurs ont surtout honoré la mémoire de son frère. Son mandat de sénateur l’affecte profondément. Pendant les quatre années suivantes, il sillonne le pays et prend conscience de l’ampleur que le mouvement pour les droits civiques est en train de prendre. Il s’intéresse également aux problèmes liés à la pauvreté aux États-Unis mais aussi partout dans le monde puis au printemps 68, il décide de se lancer dans la course à la présidence.

Peu après sa victoire aux primaires démocrates en Californie, Robert Kennedy est abattu. Il meurt le 6 juin 1968. Les gens ont eu le cœur déchiré par cette tragédie. Cela donnait l’impression qu’il n’y avait plus rien à quoi se raccrocher, plus aucun espoir, que ceux qui ne voulaient pas le bien du pays et on ne peut s’empêcher de se demander et si Robert Kennedy n’était pas mort ? S’il avait affronté Nixon ? Il est toujours tentant de vouloir réécrire l’histoire. Ce qu’on sait de façon certaine, c’est qu’en 1968, Robert Kennedy était très engagé dans un certain nombre de combat. Les droits civiques d’abord mais aussi la fin de l’implication des États-Unis dans la guerre du Vietnam, la lutte contre la pauvreté. On ne peut pas savoir ce qui se serait passé, mais on sait que sa mort a suscité une immense désillusion aux États-Unis et dans le monde entier.

L’héritage des Kennedy perdure grâce à d’autres membres de la famille. Edward Kennedy dit Teddy a été Sénateur pendant 46 ans. C’est le troisième mandat le plus long jamais exécuté au sénat des États-Unis. Caroline Bouvier Kennedy, la seule fille de JFK évite plutôt le feu des projecteurs. Elle use cependant de la notoriété de son nom pour soutenir la candidature de Barak Obama à la présidence des États-Unis. Pour le parti démocrate et pour le pays, ce n’était pas anodin. Le nom et l’opinion des Kennedy avaient toujours énormément de valeur et ce sera sans doute le cas encore longtemps.

L'Univers de Noan
A suivre… La série les Kennedy

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